Pour un langage d'intercommunication; une véritable interlangue
Pour un langage d'intercommunication; une véritable interlangue
La langue internationale
:
Le " RÊYAM "
INTRODUCTION
Une langue internationale est plus que jamais nécessaire.
Ce ne peut-être une langue naturelle (anglais, français, espagnole etc.), ni une langue morte (latin), ni une langue construite (inventée) fondée sur la base d’une langue naturelle (volapük, espéranto) car cela ne manquerait pas de susciter, à juste titre, l’exaspération des susceptibilités linguistiques des locuteurs des autres idiomes.
Pour ce dernier point en effet, il n’y a aucune raison que les arabes, les chinois, les hindous, les africains etc. acceptent comme langue internationale, un idiome découlant de l’anglais ou du latin ou de toute autre expression.
La langue internationale doit, certes, être une langue inventée mais elle doit sortir du néant, sans aucune origine d’autres idiomes, afin d’être totalement neutre et indépendante. Cependant elle doit s’établir selon un principe irréfutable.
Aujourd’hui cette langue existe. Il s’agit du RÊYAM.
Le rêyam a été conçu par la méthode du tirage au sort des lettres de l’alphabet qui composent ses mots.
Il n’existe rien de plus neutre, de plus indépendant, de plus équitable que le système du tirage au sort pour la création d’un idiome international. Là réside le principe irréfutable.
Cette neutralité totale confère au rêyam la légitimité pour être la langue auxiliaire de communication ; la langue internationale.
Jean DI CARO
Aujourd'hui plus que jamais, la création d'une langue internationale se révèle indispensable. La communication entre les nations s'accroît de façon exponentielle. Tout événement de quelque importance est répercuté mondialement. Définir notre planète comme un "village" est devenu un lieu commun.
Depuis le début de la civilisation, certaines langues se sont octroyées le rôle de langue universelle.
Les plus classiques sont le grec, le latin et quelques-uns de ses dérivés tel que le français ou l'espagnol.
De nos jours c'est l'anglais qui, incontestablement, est le plus utilisé comme langue auxiliaire de communication.
Des langues comme le chinois, l'arabe, ou le russe sont respectivement parlées par des centaines de millions d'individus. Cependant leur influence reste, en général, circonscrite dans une zone, certes très vaste, mais néanmoins délimitée. Elles ne se sont pas propagées à travers le monde comme le français, l'espagnol et surtout l'anglais.
Ces derniers se sont imposés, essentiellement, de façon hégémonique. Accepter l'un d'entre eux comme langue internationale équivaut à décerner une "prime" à l'impérialisme, au colonialisme, ce qui est inacceptable.
Par ailleurs, pour une telle fonction, recourir à une langue naturelle, contemporaine ou passée, serait absolument inéquitable pour chacune des autres expressions et ne manquerait pas d'exaspérer les différentes susceptibilités linguistiques.
Depuis plusieurs siècles, l'homme a cherché à inventer "la langue internationale". Des projets se comptent par centaines. Les deux plus connus sont : le volapük et surtout l'espéranto.
Ces deux derniers, également, ne peuvent prétendre au titre de langue de communication internationale car ils prennent leur source, essentiellement de l'anglais, pour le volapük, et du latin, pour l'espéranto. L'anglais et le latin sont des langues naturelles et, qui plus est, hégémoniques.
La langue auxiliaire de communication ou interlangue, doit être totalement inventée et n'émaner d'aucuns idiomes existants ou ayant existé. Une langue "ex-nihilo" (à partir de rien, émergeant du néant).
Cette condition établira sa légitimité et, partant, son acceptation par tous les locuteurs de toutes les expressions linguistiques, étant bien entendu qu'il s'agit d'une langue d’intercommunication et qu'elle ne peut remplacer, en aucune façon, les langues ethniques et nationales.
Chutte de Rome
Après la chute de l'empire romain, le latin demeura encore longtemps la langue internationale. Il se prolongea par une "descendance" dénommée langues romanes : l'italien, l'espagnol, le français, le portugais et le roumain.
Le français, l'espagnol et le portugais contribuèrent à étendre la "latiphonie".
Nul ne l'ignore, la colonisation du continent américain fut accompagnée de l'extermination des autochtones.
L'ensemble des expressions latines propulse la latiphonie au premier rang linguistique. Partant de ce constat, d'aucun souhaite une réhabilitation du latin dans son rôle de langue internationale.
Ce projet n'est pas recevable dès lors qu'il s'agit d'une langue naturelle. Les Africains, les Anglo-saxons, les Arabes, les Asiatiques, les Slaves, et autres n'ont aucune raison d'accepter le latin (ou toute autre langue romane) comme expression de communication internationale.
De surcroît, le latin et ses dérivés se sont étendus, nous l'avons brièvement abordé, par l’impérialisme.
L'ANGLAIS
Dire qu'actuellement l'anglais fait office de langue de communication internationale est un pléonasme. Sa propagation s'est accomplie par une vaste politique coloniale par l'Angleterre (puis, la Grande-Bretagne), sur l’ensemble des continents dont l’Amérique du Nord.
La colonisation de l’Amérique du Nord fut le théâtre de ce qu’il convient de nommer un génocide à l’égard des indigènes.
Après leur indépendance, les colonies d'Amériques du Nord (hors Canada) devinrent les Etats-Unis d'Amériques, ou U.S.A.
Aujourd'hui, les U.S.A sont, de très loin, la première puissance économique et militaire mondiale.
Cette position contribue à la formidable extension de la langue anglaise.
A l'instar du latin et de ses dérivés (les langues romanes), l'anglais ne peut assumer la fonction de langage international car, là encore, il s'agit d'une langue naturelle qui, et ce n'est pas le moindre, a obtenu une telle prédominance par le recours à un colonialisme des plus étendus et des plus virulents.
LES LANGUES INVENTEES
Examinons à présent, de façon succincte mais néanmoins édifiante, le domaine des langues dites construites ou inventées.
Depuis plusieurs siècles, l'homme a toujours cherché à s'affranchir de la "malédiction de la tour de Babel".
Tour de Babel
Des centaines, voire un millier, de projets ont été imaginés. Certaines de ces langues étaient exclusivement écrites. Elles s'exprimaient par des chiffres, des idéogrammes, des hiéroglyphes, ou encore, des notes de musique (dites pasigraphies par les linguistes)…
D'autres, ne représentaient que des langues naturelles, simplifiées, afin de les rendre plus accessibles.
Quelques-unes étaient construites à partir de racines totalement inventées par leurs auteurs de façon complètement arbitraire, selon leur imagination et leur fantaisie.
Enfin, la plupart s'édifiaient sur une base de langues naturelles existantes ou passées (dites nationalistes ou à posteriori, toujours selon les linguistes).
Dans la quasi-totalité des cas, ces projets ont avorté. Deux d'entres eux sont restés dans les mémoires: le volapük et, bien sûr, l'espéranto.
LE VOLAPÜK
Le volapük est la première langue construite, se prétendant internationale, qui a vu un début d'expérimentation parlée.
Elle fut créée en 1879 par Johann Martin Schleyer, un prêtre allemand de la région de Constance.
Jojann Martin Schleyer
Le volapük se fonde essentiellement sur l'anglais dont les mots d'origines sont fortement déformés.
Johann Martin Schleyer était opposé à toute évolution de son œuvre ce qui entraînera rapidement son déclin.
Parallèlement, une nouvelle langue, construite, apparaissait : l'Espéranto apportant le coup de grâce au volapük.
Quoi qu'il en soit, le volapük découlait d'une langue naturelle, et de ce fait ne pouvait être adopté comme langue internationale.
L'ESPERANTO
Rendons-lui cet hommage, lorsque nous évoquons la langue internationale, l’Esperanto vient souvent à l'esprit (pour ceux qui en ont connaissance) comme une chose convenue, communément admise.
L'espéranto fut créé par Zamenhof, un docteur polonais, en 1889. Il publia sa première brochure au titre de "langue internationale" sous le pseudonyme de "Docteur Espéranto". Ce nom est resté pour désigner cette nouvelle langue construite.
Zamenhof
En dépit d'une certaine notoriété, de son ancienneté et de ses deux millions de pratiquants (chiffre incertain), l'espéranto n'a jamais réussi, à s'imposer comme langue internationale.
En tout état de cause, cet idiome construit ne peut faire office de langue auxiliaire de communication car ses racines proviennent du latin, à hauteur de…75%. À ce niveau, nous pouvons affirmer que l'espéranto est une langue romane de plus qui vient s'ajouter aux cinq autres naturelles. Rappelons que seulement 7% environ de la population mondiale possède un idiome latin comme langue maternelle et il n'y a aucune raison pour que l'ensemble de l'humanité accepte une langue latine comme idiome d’intercommunication.
Comment créer une langue ne reposant sur aucun "linguisme" existant ou ayant existé ? Une langue qui, pour reprendre l’expression, sort du "néant".
Après réflexion, nous sommes arrivés à la conclusion que la seule solution résidait dans la méthode du hasard, du tirage au sort.
Sommairement, il s'agit du tirage au sort des lettres qui composent les mots de cette nouvelle langue.
Afin d'illustrer la méthode, voici un exemple très schématique mais néanmoins concret:
Considérons le mot"TERRE" (notre planète.)
Les tirages au sort successifs ont indiqué que ce mot comportera trois lettres: une consonne, une voyelle et encore une consonne qui sont, respectivement, le "R", le "Ê" et le "Y" (le "Y" est une consonne en Rêyam.)
Ainsi le mot "TERRE" se traduit par "RÊY", en langue d’intercommunication.
Il n'existe rien de plus neutre, de plus objectif, de plus impartial que le hasard et, par conséquent, de plus adapté pour la langue internationale, sans aucune filiation avec d'autres idiomes.
Cette neutralité totale représente la légitimité de cette langue auxiliaire de communication.
Que signifie le mot rêyam et pourquoi cette appellation pour la langue internationale ?
Dans ce projet, le nom des pays garde leur orthographe et leur prononciation d'origine. Exemples: Deutchland pour l'Allemagne, England pour l'Angleterre, España pour l'Espagne, Italia pour l'Italie etc.
Pour désigner le nom de la langue d'un pays, il suffit d'ajouter le suffixe AM au nom de ce pays.
En reprenant les exemples précédents, nous obtenons.
Ø Deutchland + AM = deutchlandam pour la langue allemande.
Ø England + AM = englandam pour la langue anglaise.
Ø España + AM = españam pour la langue espagnole (on ne répète pas deux fois la même voyelle).
Ø Italia + AM = italiam pour la langue italienne.
Précédemment nous avons vu qu’en rêyam le mot terre (la planète) se dit : Rêy.
Pour désigner la langue de la planète (bien entendu sans exclure les autres expressions), nous ajoutons le suffixe AM. Ce qui donne : Rêy + AM = Rêyam.
Ainsi la langue de communication internationale se nomme : RÊYAM.
L’alphabet rêyam comprend 29 lettres : 19 consonnes et10 voyelles.
Chaque lettre n'a qu'un son, contrairement à un grand nombre de langues naturelles.
Toutes les lettres d'un mot se prononcent.
Par sa composition, l'alphabet rêyam s'efforce de reproduire les sons existants dans l'ensemble des phonétismes mondiaux.
Assurément, ces phonèmes sont généraux. Est-il nécessaire de le préciser, il est tout à fait impossible de reproduire toutes les finesses, les raffinements, les variations d'intonations et de prononciations qui existent dans le monde.
Citons simplement deux exemples :
Les é, è, ê, etc. français, avec leur subtilité phonique, se trouvent complètement escamotés par les accents des différentes contrées.
De même, le son "R" se prononce : à l'anglaise, de façon gutturale (allemand, arabe), "roulé", "rocailleux", etc.
On le comprend, la traduction de toutes les variantes phonétiques nécessiterait un alphabet de plusieurs centaines de lettres.
Cependant, avec ses 19 consonnes et ses 10 voyelles, le rêyam possède la quasi-totalité des sons universels, de base.
Une grammaire simple
Toutes les langues ont une grammaire complexe.
Cela résulte de la difficulté de transcription d'une langue naturelle avec sa complexité structurelle originale.
Par la suite, l'évolution des langages au fil des siècles a juxtaposé les empreintes des anciennes règles, tels des strates, comme un rappel coutumier.
Un exemple très simple : en français le mot "fenêtre" s’écrit avec un accent circonflexe, afin de rappeler qu'auparavant il s'orthographiait avec un "S".
Egalement en français : philosophie, photographie, graphisme, etc. ne s'orthographient pas, simplement avec un "f" mais avec "ph" afin de souligner le radical de grec ancien.
Ou encore, toujours en français, le mot "femme", qui vient du latin "femina", prononcé en français donna "fê-me", puis "fa-me", d’où la prononciation "fame". Aujourd’hui, le mot garde toujours, par ses trois premières lettres, son radical latin, ce qui engendre un "différentiel" entre la prononciation et l’orthographe.
Il existe d’autres raisons qui compliquent les grammaires. Il serait fastidieux de les énumérer, d’autant qu’elles n’ont pas nécessairement une explication ou alors, elles se sont perdues au cours des siècles de pratique.
Tout ceci a abouti à de nombreuses irrégularités grammaticales, des règles illogiques, des déclinaisons compliquées, de multiples exceptions, des homonyme, plusieurs prononciations pour la même lettre ou, au contraire, des lettres que l'on ne prononce pas, etc.
Une langue inventée peut, et doit, éviter ces complications.
En rêyam il n'existe aucun homonyme, aucune exception, aucune irrégularité grammaticale et toute règle est cohérente. Chaque lettre se prononce, ne possède qu’un seul son et par conséquent, le rêyam s'écrit comme il se prononce.
Ainsi, la grammaire du rêyam est simple et aisément assimilable, conférant à cette expression la qualité de la langue la plus facile à apprendre. La faute d'orthographe n'existe pas en rêyam.
La plupart des langues ont une caractéristique misogyne. Cela émane de la traduction d'une condition qui existe depuis l'aube de l'humanité, sur l'ensemble de la planète, à de rares exceptions près.
Dans la quasi-totalité des grammaires, le masculin l'emporte sur le féminin et la déclinaison de genre, au féminin, se fait toujours à partir du masculin.
En français, par exemple, nous énonçons : des voisins, des commerçants, des éducateurs, des écoliers, des allemands, des polonais etc. Chacun de ces mots indique un ensemble des deux genres mais s'orthographient au masculin (pluriel).
Par ailleurs, la femelle des animaux, dans la plupart des cas, est désignée par un suffixe, ajouté au nom masculin.
Par exemple: un chien = une chienne, un chat = une chatte, un lion = une lionne, un tigre = une tigresse, etc.
Là aussi, les exemples précités désigneraient, au pluriel, des groupes des deux genres mais s'exprimeraient au masculin (des chiens, des chats, des lions, etc.), sauf à préciser le caractère féminin du groupe (des chiennes, des chattes, des lionnes, etc.).
Les démonstrations qui précèdent découlent de modèle français mais les autres langues ont les mêmes travers, avec des mots et des expressions différentes.
Le rêyam est totalement différent. Il est construit sur une idée égalitaire.
Dans cette langue, il existe quatre genres : le général, le féminin, le masculin et le neutre.
Les noms sont toujours indiqués dans le genre général.
Pour apporter une précision au féminin ou au masculin, il suffit d'ajouter le suffixe correspondant au genre (Û au masculin, I au féminin) Exemple:
Le chat, en général = dlait
Le chat, au masculin (le mâle) = dlaitû
La chatte = dlaiti
Le genre neutre est attribué, en toute logique, aux éléments non sexués (à contrario, par exemple, des langues romanes) tels que : chaise, porte, lit, tiroir etc.
EGALITE POUR L’APPRENTISSAGE DU RÊYAM
Par le fait du tirage au sort des lettres de l’alphabet qui composent ses mots, le rêyam met tous le monde au même niveau en ce qui concerne son apprentissage.
En effet, il n’est pas plus difficile ni plus facile à assimiler pour la totalité des locuteurs des diverses langues. L’effort est le même pour tous. Nul n’est défavorisé ou favorisé par l’usage et la pratique d’une quelconque expression linguistique.
Voici une preuve supplémentaire de l’entière équité du rêyam.
Difficulté de prononciation
La méthode du tirage au sort produit des mots qui semblent imprononçables pour certains locuteurs de différente langue, alors qu’ils ne présentent aucune difficulté pour d’autres ; et réciproquement.
L’idée de construire des mots aisément prononçables par la totalité des locuteurs de la planète est à écarter car cela induirait, de façon importante, une exclusion de grand nombre de sons pour la langue internationale, ce qui ne manquerait pas d’appauvrir considérablement sa sonorité.
La langue internationale doit exprimer, autant que faire se peut, l’intégralité des sonorités de l’ensemble des idiomes.
Si (dans le futur) la langue internationale est enseignée suffisamment tôt à chaque enfant, cela n’occasionnera aucune difficulté de prononciation car, nul ne l’ignore, les enfants possèdent une grande propension d’assimilation des langues.
LANGUE INVENTÉE, LANGUE SANS ÂME?
Si nous considérons, ce qui est une réalité, que l'humanité à plus que jamais besoin d'une langue internationale et que cet idiome doit-être totalement neutre, nous arrivons à la conclusion que nous ne pouvons choisir, pour ce rôle, une langue naturelle.
La seule solution réside dans un idiome totalement inventé, en dehors de toute base linguistique.
D'aucuns reprocheront à une telle langue son aspect artificiel, sans passé, sans culture et, pour tout dire, sans "âme".
Rappelons que, depuis l'aube de l'humanité, nous avons modifié, peu ou prou, le "naturel" en élaborant de l’"artificiel", à chaque fois que cela nous a semblé nécessaire. L'homme vit dans un univers artificiel qu'il a créé.
Premier
alphabet
L’écriture même, élément de base de la transcription d’une langue, est une invention de l’homme, donc élément artificiel. Pourtant, nul ne songerait à s’en passer sous prétexte qu’elle n’est pas naturelle.
Or, pour la langue d’intercommunication, compte tenu de ce qui précède, l'alternative n'existe pas. La langue internationale ne peut-être qu'inventée.
Quant aux autres éléments de la critique, nous énoncerons cette évidence : le passé d'une langue, par définition, s'édifie au "fil du temps", élaborant, en corollaire, sa propre culture et, partant, son âme. Cependant, gardons à l’esprit que le rêyam est une langue auxiliaire de communication et que, par conséquent, sa culture sera spécifique, différente d’une culture ethnique ou nationale.
Langue sans âme
De fait les langues sans âme sont les langues mortes.
Ainsi, le grec ancien et le latin avaient une "âme" à l'époque où ils étaient pratiqués. Aujourd'hui, l'âme est "morte" pour ces idiomes du passé.
De ce point de vue, l'hébreu est fort intéressant à analyser.
Langue vivante avec une âme, lorsqu'elle était employée par un peuple, elle est devenue langue morte, sans âme, dés lors qu'elle n'était plus utilisée que pour la prière par la diaspora juive.
Elle a "ressuscité" en Israël (hébreu moderne) en 1948, date de la création de l'état hébreu et, ce faisant, elle a retrouvé son âme.
Ceci nous conduit à la conclusion qu'une langue a une âme ou n'en a pas, selon qu'il s'agit d'une langue vivante ou une langue morte, c'est à dire, selon qu'elle est pratiquée ou pas.
Ces observations s'appliquent également au rêyam.
Einstein
Le rêyam est-il agréable à entendre? La réponse ne peut manquer de subjectivité mais efforçons-nous de rester objectif.
Habituellement, notre langue maternelle nous semble esthétique. À celle-ci s'ajoutent quelques autres expressions dont la sonorité nous est plus ou moins familière, même si nous ne les comprenons pas toujours (exemple: l'anglais dans beaucoup de pays.)
Pour le reste, notre oreille demeure, le plus souvent, assez hermétique à l'appréciation positive de l'harmonie de l'ensemble des milliers d'autres idiomes.
Sans doute le rêyam n'échappe t-il pas à cette règle.
Cependant, le rêyam étant construit par la méthode du tirage au sort des lettres de l’alphabet, ses mots finissent par traduire tous les phonétismes.
En effet, certains mots font penser à de l'arabe, d'autres à de l'allemand, d'autres encore à de l'anglais, ou à du latin, ou à des langues romanes, slaves, africaines, polynésiennes, asiatiques, etc.
Dans le rêyam, le hasard a redistribué l'ensemble des sons qui existent dans toutes les expressions mondiales.
Cette conséquence est la plus belle des conclusions et la meilleure preuve de la neutralité du RÊYAM.
Le rêyam est fondé sur la création des mots par le système du tirage au sort des lettres de l’alphabet, ce qui apporte à cette langue construite, une neutralité et une indépendance totale et, partant, lui confère la légitimité pour être la langue internationale.
Par ailleurs, les radicaux du rêyam sont établis à partir du substantif (nom commun), dans la plupart des cas.
Si le substantif n’existe pas, le radical est basé sur le verbe ou, à défaut, sur l’adjectif, voire l’adverbe.
Longueur des mots et nombre de lettres
Les mots sont limités à cinq lettres car avec un nombre de caractères plus élevé et un ajout d’affixes, les mots obtenus auraient été d’une longueur excessive.
Nombre de lettres
-Une seule lettre représente, uniquement, les lettres de l’alphabet.
-Deux lettres désignent tous les articles, adjectifs démonstratifs, indéfinis ; pronoms personnels, possessifs ; adjectifs de conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), etc.
-De trois à cinq lettres ; cela indique les substantifs (nom commun).
-Plus de cinq lettres ; il s’agit de substantif avec un complément d’affixe.
Consonnes et voyelles
Afin d’éviter, une série trop importante de consonnes (par le tirage au sort) qui auraient composé des mots trop consonantiques, et donc imprononçables ; les consonnes ont été limitées à deux.
De même, une succession trop nombreuse de voyelles, aurait engendré des mots excessivement vocaliques. Les voyelles ont donc, également, été limitées à deux.
-1-
Lettres non répétitive
La succession de la même consonne dans un mot est censée s’entendre à la prononciation. En réalité, le fait est assez rare.
Par exemple, en français, dans : accompagnement, appareil, cellule, nourriture etc., nous ne percevons, respectivement, qu’un seul : c, p, l, r. Il en va de même dans l’ensemble des langues. Dés lors, la répétition de la consonne est superflue et complique inutilement l’orthographe.
Pour les voyelles, le problème est légèrement différent.
Par exemple, en français, dans «coopération », les deux « o » s’entendent assez bien.
Dans « cooptation », le doublage est déjà moins audible et dans « zoo », il est, en général, complètement escamoté.
Aussi, et par souci de cohérence, la réitération de la même voyelle a également été exclue.
Par conséquent, en rêyam, il n’existe pas de répétition de la même lettre.
Spécificité de certains mots
L’évolution de la société et surtout l’avancée technologique, a amené les locuteurs, notamment de langue occidentale, à inventer des mots nouveaux.
Par exemple : photographie, cinématographe, téléphone, télévision, magnétoscope, etc.
Ces mots sont le résultat, en général, de la composition de radicaux grecs ou latins ou gréco-latins.
Le rêyam n’ayant aucun radical d’aucun idiome, l’invention de mots de cette nature, existant ou à venir, s’est fait ou se réalisera, par la composition de racines du rêyam, ou bien par l’utilisation du système du tirage au sort.
Le principe est le même pour d’autre mot sans rapport avec la technologie, tels que : préservatif, prestidigitation, prototype, etc.
Spécificité des mots en lien direct au sexe féminin et masculin
Aux mots en lien direct avec la femme et l’homme, est appliquée la terminaison de leur genre : « i »pour la femme et « û » pour l’homme.
Voici ces mots :
-2-
femme, fille (contraire de garçon), fille (descendance), mère, sœur, cousine, nièce, tante, vagin, utérus, ovaire, ovule, clitoris.
homme, père, garçon, fils, frère, cousin, neveu, oncle, pénis, testicule, prostate.
Cette règle est également applicable aux animaux.
Belgique: pour une langue d'intercommunication neutre
A priori, ramener le problème belge à un conflit linguistique serait réducteur. Et pourtant…
Nous avons tous lu et entendu que l'antagonisme antre flamants et wallons était avant tout d'ordre économique.
Jusque dans les années cinquante, les wallons étaient plutôt aisés, cultivés et (affirment les flamants) assez imbus de leur supériorité.
Ensuite, les choses se sont inversées.
Aujourd'hui, les flamants produisent 75% de la richesse du pays alors que les wallons accusent un chômage de 25%.
Paysage flamant. Le piege aux oiseaux.
Peter Bruegel "l'ancien "
Dans tout pays, il existe des disparités économiques entres régions, parfois très importantes. Pour autant, personne ne réclame la sécession, mis à part quelques "régio-nationalistes" minoritaires qui, en tout état de cause, n'invoquent pas l'argument économique, mais plutôt l'esprit de "communauté régionale" ou, plus crûment, de chauvinisme régional.
Il en va de même pour la Belgique. Les deux principales communautés belges ne s'affrontent pas pour des raisons économiques. Ceci n'est qu'un prétexte "voyant". Le problème – à la base – est essentiellement culturel. D'un coté, nous avons une culture néerlandaise, de l'autre,
Une culture française.
Village
wallon
Qui dit culture dit "langue". Ce n'est pas un hasard si le conflit se cristallise sur les deux principaux idiomes du pays (français et néerlandais). Les différences de cultures (et leur corollaire : les langues) ne sont pas la "partie apparente de "l'iceberg" mais, le fond du problème.
Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette guerre linguistique (système de doubles langues, très lourd dans l'administration, refus de réponse aux formulations dans la langue "adverse" etc...)
Dans l'état actuel de la situation, s'il existe encore une solution, elle réside dans l'adoption d'une langue intermédiaire, une langue d'intercommunication, totalement indépendante.
Cette langue existe : c'est le RÊYAM.
Sa conception par le principe du tirage au sort des lettres de l'alphabet, pour la création de ses mots, confère à cette langue une neutralité complète.
Chaque parti, bien sur, conserverait sa langue et inter communiquerait par l'intermédiaire du rêyam.
Jean Di Caro
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